Et si passer des heures à scroller sur les réseaux sociaux devenait officiellement un risque pour la santé mentale ? Dans l’État de New York, une nouvelle loi historique impose désormais aux plateformes comme TikTok, Instagram, Snapchat ou Facebook d’afficher un label d’avertissement sur les risques d’addiction et les effets sur la santé mentale, à l’image de ceux présents sur les paquets de cigarettes. Cette mesure concerne particulièrement les fonctionnalités addictives telles que le défilement infini (“doom scrolling”), la lecture automatique des vidéos et les flux de contenus personnalisés par des algorithmes, qui encouragent une utilisation excessive. Une décision qui marque un tournant majeur dans la régulation des réseaux sociaux et soulève des questions essentielles sur notre rapport au numérique, l’impact du doom scrolling sur les utilisateurs et la nécessité de repenser nos habitudes quotidiennes en ligne.
Quand le "doom scrolling" devient un risque
La nouvelle loi de l’État de New York cible les plateformes reposant sur des mécanismes addictifs : défilement infini, vidéos en lecture automatique et flux de contenus algorithmiques. Ces fonctionnalités, conçues pour capter l’attention sans fin, concernent des géants comme TikTok, Instagram, Snapchat, Facebook ou YouTube. Cette mesure ne s’applique uniquement qu’aux utilisateurs physiquement présents dans l’État. L’objectif est de sensibiliser à l’impact potentiel du doom scrolling sur la santé mentale, ce scroll infini qui nous déconnecte totalement du temps qui passe.
Un avertissement comme celui pour le tabac
Pour la gouverneure de l’Etat de New York Kathy Hochul, protéger les enfants contre les dangers des réseaux sociaux est une priorité. Le label obligatoire rappelle les risques d’addiction et de surexposition, comparables aux effets observés pour le jeu ou certaines substances. Comme pour les paquets de cigarettes, ce signal visuel vise à alerter les utilisateurs sur les conséquences possibles de l’usage excessif des réseaux sociaux, incitant à une prise de conscience immédiate. Selon le New York Times, ces systèmes d'avertissements ont déjà prouvé leur efficacité en faisant notamment fortement reculer le tabagisme en 50 ans.
Des sanctions et une prise de conscience mondiale
La loi autorise le procureur général à infliger jusqu’à 5 000 dollars d’amende par infraction aux plateformes qui ne respecteraient pas la réglementation. Si les géants du numérique n’ont pas encore réagi, New York rejoint une tendance internationale. En Australie, l’accès aux réseaux sociaux est limité aux plus de 16 ans, et plusieurs États américains ou pays européens renforcent la protection des mineurs. Ce label pourrait ainsi marquer le début d’une nouvelle approche du bien-être numérique, encourageant les utilisateurs à repenser leur relation au temps passé en ligne. Une loi devrait également entrer en vigueur au Texas, dès le 1er janvier 2026, imposant à Apple store et Play store de vérifier l'âge des utilisateurs.