Comment distinguer le vrai du faux ? Depuis le 15 octobre 2025 et jusqu’au 2 février prochain, l’exposition Faux et faussaires - Du Moyen-Âge à nos jours nous aide à répondre à cette question en aiguisant notre esprit critique. L’exposition se tient en ce moment au premier étage du Musée des Archives nationales, situé dans l’hôtel de Soubise dans le 3e arrondissement de Paris. Entre contrefaçon de billets, faux documents et reproductions artistiques, elle embarque le visiteur dans l’histoire du faux et de sa répression à travers les époques, jusqu’aux enjeux actuels liés à la désinformation ou à l’intelligence artificielle.
Faux et faussaires, l'histoire du faux à travers les époques
Si notre époque regorge de fake news et de sacs de luxe contrefaits, l’histoire du faux remonte a bien longtemps. L’exposition débute d’ailleurs par une série d’encarts sur l’histoire des faux et contrefaçons, expliquant notamment comment ces pratiques furent condamnées au fil des âges. Plutôt dense, l’exposition se veut pédagogique au fur et à mesure des thématiques, et propose des objets d’exception comme le faux au coeur de l’affaire Dreyfus, une prétendue "sirène empaillée" ou encore une reproduction du collier de la reine Marie Antoinette. Une partie de l’exposition se focalise également sur l’usage des faux lors de la Seconde Guerre Mondiale, alors indispensable à la Résistance.
Différents points de vue
Faux et faussaires - Du Moyen-Âge à nos jours raconte également la contrefaçon à travers les yeux du faussaire, de l’expert et de la personne dupée. Malgré ses pratiques illégales et la plupart du temps peu recommandables, le faussaire peut aussi être admiré pour ses compétences. À cette figure ambivalente fait face l’expert, qui au fil des époques a développé de nouvelles méthodes et techniques pour traquer et reconnaître les faux. De son côté, le dupé n’est pas nécessairement l’individu naïf dont il est facile de se moquer. L’exposition nous démontre que, certains faux et contrefaçons sont si réussis qu’il est à la portée de n’importe lequel d’entre nous de tomber dans le panneau.
Les enjeux contemporains du faux
Toute l’exposition est pensée de manière ludique et pédagogique. Il est par exemple possible de comparer plusieurs vrais et faux, ou encore de participer à un atelier pour apprendre à reconnaître un billet de banque authentique. La dernière partie de Faux et faussaires - Du Moyen-Âge à nos jours reste en revanche a plus ludique. On y apprend notamment les enjeux et mécaniques à l’oeuvre derrière la diffusion de fausses informations. Un exercice permet aussi de détecter les vraies photos cachées parmi de nombreuses images générées par intelligence artificielle.