Cette nouvelle tendance fait rage aux États-Unis, particulièrement dans l’entourage du président Trump. La Mar-a-lago face est d’ailleurs ainsi nommée en référence à la luxueuse résidence du président, située en Floride. Ce site historique américain construit dans les années 1920 appartient à Donald Trump depuis 1985. De son côté, la Mar-a-lago face a eu recours à la chirurgie esthétique et au botox. Elle a les pommettes saillantes, les lèvres pulpeuses, porte des faux cils, beaucoup de maquillage et exhibe un teint fortement hâlé. On retrouve désormais cette tendance chez beaucoup d’individus du clan Trump, mais aussi dans les milieux conservateurs.
Le recours à la chirurgie esthétique
Aux États-Unis, le recours à la chirurgie esthétique est largement plus démocratisé qu’en France ou en Europe. Selon une étude mondiale menée par Medidhair, les États-Unis sont premiers en terme de procédures cosmétiques, avec plus de 4,7 millions d’actes réalisés en 2025. C’est le Brésil qui se place ensuite en seconde position, avec un peu moins de 2 millions d’actes. Si le pays compte plus de 7000 plasticiens, les interventions restent onéreuses. Un lifting du visage coûterait en moyenne 9 000 dollars américains, tandis qu’une rhinoplastie (modification du nez) est chiffrée en moyenne à plus de 5 000 dollars américains.
La Mar-a-lago face, un symbole de richesse
Interrogé par le Daily Mail, le chirurgien esthétique américain Anthony Youn explique que la Mar-a-lago face est une sorte de "carte de visite". "Autrefois, on exhibait sa richesse avec des sacs à mains, aujourd’hui c’est avec son visage". Si les supporters de Trump affichent de plus en plus un visage similaire, c’est notamment pour correspondre à un look plastique, "semblable au look Kardashian. D’ailleurs, la Mar-a-lago face, n’est pas qu’une affaire de femmes. Les hommes de l’entourage de Trump sont nombreux à eux aussi sauter le pas de la chirurgie esthétique, comme Matt Gaetz, ancien élu de Floride et proche du président.
Le visage de l'Amérique "MAGA"
Dans une interview conduite par Sonia Devillers pour Arte, l’historien Paul Schor, spécialiste des États-Unis, parle d’un "air de famille entre gens qui ne font pas partie de la même famille". L’idée est là de créer une unité visuelle autour du président. Adopter cette allure privilégiée par Donald Trump devient pour son entourage un moyen de "lui prêter allégeance". Pour les femmes, les critères physiques font notamment écho aux stéréotypes de genre privilégiés par les milieux conservateurs : un corps mince et un visage marqué par la chirurgie esthétique, essayant de ressembler à un "idéal féminin" inaccessible autrement.