On le sait désormais, les polluants éternels sont partout. Aussi connus sous le nom de PFAS, cette famille de milliers de composés chimiques est utilisée depuis les années 50 pour de nombreuses applications. On les retrouve entre autres dans l’industrie textile, cosmétique, dans les emballages alimentaires ou encore, dans nos ustensiles de cuisine. Les PFAS sont notamment largement utilisés pour leur caractère très persistant. Extrêmement persistants, et donc très polluants. Leur utilisation variée et répandue entraîne une pollution des eaux, de l’air et des sols, jusqu’aux organismes vivants. Des travaux scientifiques conduits sur certains PFAS concluent qu’ils peuvent avoir des effets nocifs sur notre santé. Parmi eux, des effets sur la fertilité, sur le système endocrinien ou encore une augmentation des risques de certains cancers. Pour réduire le plus possible notre exposition à ces polluants, voici quelques alternatives à ces ustensiles de cuisine que l’on utilise chaque jour.
Nos poêles et leur revêtement en Téflon
La poêle est certainement l’ustensile de cuisine ayant le plus fait parlé de lui quand le scandale des polluants éternels est sorti. Plus particulièrement la poêle antiadhésive avec un revêtement en Téflon. Cette dernière contient elle aussi des PFAS résistants à la chaleur, qui peuvent migrer dans les aliments si le revêtement est abîmé. Pour les remplacer, il est possible d’opter pour les poêles et casseroles en cuivre. Attention cependant à bien étamer sa batterie d’ustensiles : le cuivre en lui-même est toxique également. Quand la couche d’étain commence à s’abîmer, il faut la refaire faire de suite. Le matériau privilégié pour une batterie de poêles et casseroles moins toxique est cependant l’Inox, et particulièrement l’Inox 18/10. Elles seront plus robustes et ne sont pas traités avec un antiadhésif. Si l’on peut retrouver des traces de fer, de nickel et de chrome (ses composants) dans les aliments, ces faibles doses ne présentent pas de risques pour la santé, selon l’Agence canadienne de santé publique. L’inox est en revanche déconseillé pour les personnes allergiques au nickel.
Planches à découper et ustensiles en plastique
Présentes dans bien des cuisines, les planches à découper en plastique peuvent libérer un grand nombre de microparticules de plastiques dans nos aliments. Selon une étude publiée en 2023 par l’American Chemical Society, une personne peut être exposée chaque année à 14 à 17 millions de particules de microplastiques en polyéthylène, et 79 millions de microparticules de polypropylène. De plus en plus d’études démontrent l’effet néfaste des microplastiques sur notre santé, et notamment sur notre système digestif et intestinal. Pour limiter l’ingestion de ces particules, il est donc conseillé d’opter pour une planche à découper en bois. Il en est de même pour les ustensiles en plastique de type louche, spatule ou passoire. On privilégie ici les cuillères en bois ou les louches et passoires en acier inoxydable.
Fini les contenants en plastique
Beaucoup d’entre nous prennent l’habitude de conserver leurs restes dans un contenant en plastique, également privilégié pour emmener son déjeuner au bureau. Or, ces contenants relâchent eux aussi de nombreuses particules de microplastiques dans nos aliments. Sous l’effet de la chaleur, les plastiques vont libérer plusieurs substances. Ces dernières peuvent agir comme des perturbateurs endocriniens, augmenter les risques de maladies cardiovasculaires ou encore favoriser le développement de certains types de cancers. Les moules en silicone, utilisés notamment en pâtisserie, peuvent eux aussi devenir toxiques sous l’effet de la chaleur. Pour les contenants en plastique, on privilégie alors des contenants en verre, en enlevant le couvercle en plastique pour le réchauffer. Quant aux moules à gâteaux, il est possible de les remplacer par des moules en silicone platine.