Backrooms : le mythe débarque au cinéma le 29 mai !

Emil Boudjemaa
Emil Boudjemaa

Un gosse arrogant avec 90 000 minutes d’écoute sur Spotify par an. La culture me passionne tellement que j’ai décidé d’écrire, podcaster et filmer tout ce qui la concerne. Le 4e et 7e art sont ceux qui concernent le plus ma plume, suivi de très proche par le jeu vidéo et la culture japonaise au sens large.

Né d’une simple image publiée sur un forum anonyme, le mythe des Backrooms s’apprête à franchir une étape majeure de son histoire avec une adaptation au cinéma prévue le 29 mai 2026. Cette légende, qui a marqué toute une génération d’internautes, parviendra-t-elle à trouver sa place dans les salles obscures ?

Longtemps au cœur de discussions passionnées sur les forums, puis devenues l’objet de nombreuses vidéos YouTube et de threads Reddit, les Backrooms ont façonné une forme de peur diffuse et contemporaine, nourrie par l’esthétique du vide et l’angoisse de l’inconnu. Ce mythe collaboratif, né sur Internet, s’est progressivement imposé comme une référence incontournable de la culture creepypasta. Mais d’où viennent réellement les Backrooms ? Et que peut-on attendre de leur passage sur grand écran, dans une adaptation dirigée par Kane Parsons, le créateur qui a largement contribué à populariser cet univers auprès d’une nouvelle génération ?

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Un mythe d’Internet envahit les salles obscures

Avant de devenir un film très attendu le 29 mai 2026Backrooms puise ses racines dans un phénomène à la fois ancien et résolument moderne : le mythe des Backrooms, né sur Internet. Apparue pour la première fois dans un fil de discussion sur 4chan en 2019, cette légende s’est construite à partir d’une simple photo montrant une pièce vide aux murs jaunâtres et à l’éclairage minimaliste, une image qui suscitait chez de nombreux internautes une sensation d’étrangeté inexplicable. À partir de là, les utilisateurs ont développé l’idée d’un espace "extradimensionnel infini", où l’on se retrouve piégé en "noclippant" hors de la réalité. Ce concept a rapidement été repris et enrichi par une multitude d’histoires, de creepypastas et de récits partagés en ligne. En quelques mois seulement, les Backrooms ont marqué une génération entière, fascinée par cette nouvelle légende d’Internet.

Des forums à Hollywood : la saga des Backrooms devient un long métrage

Au fil des années, ce mythe s’est étendu sur RedditTikTok et YouTube, donnant naissance à une esthétique dominantecentrée sur les "liminal spaces". Concrètement, il s’agit de lieux étranges, vides et familiers, qui suscitent une nostalgie troublante. En 2022, le vidéaste américain Kane Parsons, alias Kane Pixels, a propulsé les Backrooms encore plus loin en créant une série de courts-métrages viraux sur YouTube, cumulant des millions de vues et popularisant davantage le phénomène. C’est cette saga en ligne qui a attiré l’attention de A24, le studio indépendant devenu synonyme d’horreur audacieuse, et qui a décidé d’adapter cet univers en long métrage.

Ce que l’on sait de l’adaptation du phénomène

Intitulé simplement Backrooms, le film est réalisé par Kane Parsons, qui signe ici ses débuts en long métrage après le succès de sa propre série sur Internet. Produit en collaboration entre A2421 Laps EntertainmentAtomic Monster et Chernin Entertainment, le projet promet un mélange de science-fiction et d’horreur, tout en restant fidèle à la légende d’Internet. Le synopsis officiel dévoile qu’une thérapeute doit pénétrer dans une dimension inconnue pour retrouver un patient disparu, plongeant ainsi le spectateur dans le labyrinthe des Backrooms. Au casting, on retrouve des noms tels que Chiwetel Ejiofor et Renate Reinsve.

Backrooms au cinéma : entre excitation et scepticisme des fans

Comme on pouvait s’y attendre, la réception de ce passage du mythe au cinéma est assez partagée : certains fans saluent l’idée de découvrir enfin une version immersive de l’univers qu’ils suivent depuis des années, surtout avec un réalisateur issu directement de la communauté qui l’a créé. À l’inverse, d’autres restent sceptiques, craignant que le film ne perde ce qui fait le charme de l’expérience originale : son mystère diffus et interactif. Quoi qu’il en soit, l’annonce de la date de sortie et la diffusion du premier visuel ont suffi à relancer l’enthousiasme, preuve que l’attente est bien réelle pour ce projet né sur Internet.

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