Obsession est en train de devenir l’un des plus gros coups de l’année au box-office et c’est une énorme surprise ! Sorti le 13 mai dernier en France, le premier long-métrage du réalisateur Curry Barker a tout de suite cassé les codes : dès son premier week-end, il engrangeait 17,2 millions de dollars, bien au-delà des 8 à 9 millions espérés. Et depuis, le nombre d'entrées ne cesse d'augmenter. Imaginez un film tourné en seulement trois semaines avec un budget de 750 000 dollars, qui dépasse déjà les 80 millions de dollars de recettes mondiales. Non, ce n'est pas un glitch dans la matrice, mais le véritable casse de l'année signé par Obsession. Distribué par Focus Features et produit par les rois du frisson Blumhouse, ce long-métrage affiche un ratio de rentabilité historique (107 fois son budget !) qui le propulse direct aux côtés du mythique Paranormal Activity.
D'abord YouTubeur, maintenant auteur
Derrière ce coup de génie, on retrouve Curry Barker, un prodige de seulement 26 ans. Avant de retourner les salles obscures, le jeune réalisateur s'était fait connaître sur YouTube avec le duo comique That's a Bad Idea (aux côtés de Cooper Tomlinson, qui joue dans le film) et son court-métrage The Chair, qui a cumulé plus de 9 millions de vues. C’est justement ce court-métrage qui a tapé dans l’œil du producteur James Harris. Ce dernier lui a donné sa chance avec un défi simple : "Écris un bon scénario et on verra". Résultat ? Une bataille féroce entre les studios A24, Neon et Focus Features pour s'offrir les droits du film après sa présentation au Festival de Toronto en septembre 2025. C'est finalement Focus Features qui l'a emporté pour 14 à 15 millions de dollars. Un pari donc largement rentabilisé depuis...
Une horreur psychologique et des scènes choc qui frôlent la censure
Au-delà de ses jump scares, Obsession séduit par son intelligence. Le public (qui lui a mis un très rare A- sur CinemaScore) et la critique saluent un sous-texte social hyper puissant sur la masculinité toxique et le consentement au sein du couple. Dans une époque post-#MeToo où des films comme Midsommar ou L'Homme invisible ont redéfini ce que peut raconter l'horreur intime, Obsession s'impose comme l'une des œuvres les plus importantes de sa génération. Le personnage principal, persuadé d'être un homme bien, se révèle finalement bien plus flippant que les monstres habituels. Attention, âmes sensibles : le film a bien failli être interdit aux moins de 18 ans (classification NC-17) aux États-Unis à cause d'une scène d'une violence inouïe. La MPA a dû exiger des coupes, forçant Curry Barker à retirer plusieurs impacts de tête à l'écran pour la sortie en salles. La suite ? Une chose est sûre, Hollywood ne va plus lâcher ce nouveau phénomène. Curry Barker est déjà en discussions avec A24 pour réaliser une suite de la franchise culte Massacre à la Tronçonneuse. En parallèle, Focus Features et Blumhouse ont déjà re-signé avec lui pour son prochain projet, intitulé Anything But Ghosts. Retenez bien son nom, le prodige de la vidéo n'a pas fini de nous faire trembler !