A24, le studio derrière les succès comme Everything Everywhere All At Once, Marty Supreme, et dernièrement Backrooms, vient out juste d’annoncer son partenariat avec Google. Au fil des ans, il est devenu l’un des studios préférés des cinéphiles, et leurs films connaissent des démarrages impressionnants. Mais aujourd’hui, avec l’alliance avec Google et son intelligence artificielle DeepMind, le studio souhaite explorer les possibilités de l’IA dans le cinéma.
A24 : un studio indépendant
Fondée en 2012, A24 est une société indépendante américaine de production et de distribution cinématographique. Elle a su à travers les années proposer des films poignants sur les conflits familiaux, le deuil, la dépression ou alors le genre coming-of-age. Si l’on y voit beaucoup d’acteurs déjà connus dans leurs films, le studio met aussi un point d’honneur à l’inclusivité, soutenant des projets menés par des réalisateurs asiatiques ou noirs, comme pour Past Lives ou Moonlight. Plusieurs films placent également les femmes au cœur des projets, qu’elles en soient les héroïnes ou les réalisatrices. A24 s’est ainsi imposé en offrant aux cinéastes une liberté créative. Leurs films cartonnent, portés par des promotions parfois démesurées, comme ce fut le cas pour Marty Supreme, The Drama ou encore Backrooms.
L'IA dans le cinéma ?
Cette alliance entre A24 et le géant de la Silicon Valley arrive dans un contexte plutôt tendu. Plusieurs grèves avaient secoué Hollywood en 2023 parmi les scénaristes et les acteurs pour la limitation de l’utilisation de l’IA dans le processus d’écriture. Et si l’utilisation d’outils tels que l’IA est très contesté, A24 s’est associé à Google et son IA DeepMind. Leur objectif ? Définir des nouveaux outils d’intelligence artificielle pour les créateurs et déterminer comment ils peuvent les assister lorsqu’ils en sont aux commandes. L’initiative veut permettre aux artistes un flux de travail optimisé et de nouvelles techniques de création, que ce soit pour la production, la distribution ou la préparation des films.
Une montée des inquiétudes liées à l'usage de l'IA dans le cinéma
Reste la question de la fusion des cultures entre cinéma indépendant et le géant de la big tech. S’associer à Google soulève des questions. A24 a quand même posé une condition : DeepMind n’aura pas accès au catalogue du studio et ses films ne seront pas utilisés pour entraîner l’IA. L’objectif n’est donc pas de remplacer les équipes mais plutôt de les accompagner avec des outils conçus pour elles et par elles. Bien qu’ils gardent leur indépendance créative, des craintes persistent. A24 risque-t-il de devenir dépendant de ces usages ou même de Google ?