Bad Bunny était très attendu en Europe. Ses trois concerts en France ont notamment été sold out en quelques minutes, et l’impatience était montée d’un cran après sa prestation à la mi-temps du Super Bowl. Pourtant depuis le début de sa tournée en Europe, des questions concernant la casita ont été soulevées en Espagne et l’ambiance est teintée de controverse.
La casita, repère VIP ?
La “Casita”, petite maison traditionnelle portoricaine, symbolise l’identité boricua, soit portoricaine. Scène secondaire des concerts de Benito Martínez Ocasio, alias Bad Bunny, elle rend hommage à ses racines, sa culture et l'histoire riche du pays. Seulement depuis que le chanteur est sur scène en Espagne, la Casita est au cœur de polémiques. Selon le journal espagnol El Mundo, la maison portoricaine “sanctuaire pour l’identité de la diaspora” en devient un “repaire aristocratique pour célébrités internationales”. Il est vrai que chanteurs, acteurs, réalisateurs peuvent y être filmés pendant leurs moments passés dans la maison dansant aux côtés de l’artiste. Pourtant, des spectateurs accèdent également à la Casita et sont aperçus dans cette scène secondaire. Mais comment y accéder ? L’accès repose sur une sélection opérée par ce certain Jeremy, un membre de l'équipe du chanteur, déjà repéré en train de parcourir la fosse lors de concerts. Si son attention semble se porter sur un public féminin, les derniers élus semblent former un groupe plus diversifié. Le grand public ne semble pas exclu, mais il dépend avant tout de la chance pour espérer découvrir la Casita et danser aux côtés de Bad Bunny. Finalement, l’atmosphère et la représentation reste ainsi hybride : entre une intimité “starifiée” et une ouverture au public, certes contrôlée, mais réelle.
La maison au coeur d'un litige
Cette fameuse Casita, aux couleurs vibrantes roses et jaunes, est inspirée d’une vraie demeure de Porto Rico, de la ville Humacao, à l'est de l'île. Son véritable propriétaire, un homme âgé de 84 ans, avait ainsi autorisé Bad Bunny à utiliser l’image de sa maison pour le court métrage accompagnant la sortie du dernier album, Debí Tirar Más Fotos en 2025. Seulement l’autorisation s’était arrêtée ici et n'incluait pas l’utilisation de la réplique de la Casita au centre de l’univers du chanteur. Le propriétaire a ainsi décidé d’engager une action en justice et réclame environ six millions de dollars. Sa véritable maison à l’heure actuelle est devenue très exposée et attire nombre de touristes et de fans, ce qui peut impacter sa vie privée.