Les fêtes de fin d’année sont synonyme de rassemblement, de générosité, mais aussi de surconsommation. Outre les cadeaux, les repas ou les déplacements, les vêtements deviennent eux aussi un pôle de dépense important. Selon une étude de l’ADEME (Agence de la transition écologique) conduite en 2022, 39% des cadeaux de Noël sont des vêtements. S’ajoutent donc à cela les nombreuses tenues « spéciales fêtes » achetées pour l’occasion. Robes à paillettes, pulls de Noël et autres pièces extravagantes sont exposées partout, des affiches publicitaires aux vitrines de nombreuses boutiques. Problème : une grande partie de ces habits pensés pour une occasion unique ne serviront dans la plupart des cas qu’une seule fois.
Des habits laissés au placard
Selon une étude de l’ADEME sur les "pratiques liées aux achats de produits d’habillement" publiée en juin 2025, plus de 50% des vêtement achetés restent dans nos placards, sans être utilisés. Sont alors comptabilisés les habits portés au total moins de deux fois. Si cette pratique concerne toutes sortes d’habits, elle est particulièrement courante vis à vis des vêtements de fêtes. En effet, difficile d’assortir dans la vie quotidienne une robe verte à sequins ou une paire d’escarpins dorés à paillettes. Et pourtant, les marques redoublent d’efforts chaque année pour promouvoir ces tenues de fêtes, qui ne seront au final portées qu’une fois pour la plupart.
Tenues de fêtes et pollution textile
L’industrie textile fait partie des secteurs les plus polluants. Elle est responsable d’environ 8% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde, selon l’ADEME. Depuis l’essor de la fast-fashion, et de l’ultra-fast-fashion, ses chiffres ne font qu’augmenter. Au total, plus de 100 milliards de vêtements sont vendus chaque année dans le monde. Pour les fabriquer, ils requièrent de grandes quantités d’eau, de matières premières et même de pétrole, pour une grande partie des matières synthétiques. Tout cela sans compter la pollution liée au transport et aux déchets crées par l’industrie. Au final, c’est plus de 4 milliards de tonnes de CO2 émis, pour qu’un tiers des vêtements des Européens ne sortent pas du placard.
Un Nouvel An plus écolo ? C'est possible
Face à un tel impact, il est possible d’agir. Que cela soit pour les fêtes de fin d’année, un mariage ou un anniversaire, la première chose à faire de recycler une ancienne tenue. L’idée est d'abord de posséder des intemporels de bonne qualité dans son dressing, de les mélanger et accessoiriser différemment au fil des évènements. En plus de limiter l’impact d’une soirée sur l’environnement, cela fait du bien au budget. Et si jamais une tenue plus "extravagante" est nécessaire, il est désormais possible de louer des vêtements. Un autre option est d’aller voir en friperies ou d’opter pour la seconde main. Mais surconsommer en seconde main ne fait que déplacer le problème. Pour chaque achat, il s’agit d’abord de se demander si le vêtement pourra être porté au quotidien, ou du moins plus qu’une ou deux fois.