New York et le Metropolitan Museum ont une nouvelle fois vibré au rythme de la mode. Les marches ont accueilli les invités pour célébrer “Fashion is Art”, une union entre haute couture et beaux-arts. Si beaucoup d’acteurs, chanteurs et influenceurs étaient au rendez-vous, ils n’ont pas tous joué le jeu de la même manière.
C'était leur premier Met !
Cette édition a été marquée par l’arrivée de petits nouveaux. La patineuse artistique Alysa Liu, médaillée d’or aux Jeux Olympiques, a foulé pour la première fois les marches du Met en robe rouge profond Louis Vuitton. Chase Infiniti, révélation du film One Battle After Another et déjà habituée aux tapis rouges cette année, a brillé dans une robe aux plus d’un million de sequins rendant hommage à la Vénus de Milo.
María Zardoya, chanteuse du groupe The Marías et de son projet solo Not For Radio, a apporté une touche de poésie avec une robe rose clair de Matières Fécales et une poupée à la main. Elle explique dans un post Instagram que sa famille, à Puerto Rico, l'appelait “The little porcelain doll” lorsqu’elle était enfant. Cette poupée représente ainsi cette petite fille qu’elle était : “Mon intention est toujours de mettre l'art à l'honneur et de reconnaître le rôle qu'il joue non seulement dans la narration de notre histoire commune, mais aussi dans celle de nos histoires individuelles.”.
Du côté des hommes, et tous deux très attendus au Met depuis leur explosion dans la série Heated Rivalry, Connor Storrie et Hudson Williams ont adopté des approches opposées. Habillé par Saint Laurent, Connor Storrie est sobre et élégant avec un haut à pois fluide ; quant à Hudson Williams, il était plus extravagant en Balenciaga avec une veste de matador et un maquillage inspiré du film Black Swan.
Nos françaises sur le tapis rouge
“Jamais deux sans trois”, Léna Situations a fait son apparition au Met Gala pour la troisième fois. Elle a marqué les esprits avec une pièce du créateur français Burc Akyol : un bustier composé de deux mains en bronze et une jupe bleu ciel drapée. Elle explique ce choix sur Instagram : “Ces mains, posées sur moi, remettent au centre quelque chose d’essentiel : l’importance de la main de l’Homme dans la création. C’est elle qui imagine, qui façonne, qui transforme une idée en œuvre. En portant ce look, je veux rappeler que l’humain reste au centre de tout processus créatif.”
Pour son premier Met Gala, Yseult qui faisait également partie du comité, portait une création Harris Reed : une longue robe noire sublimée par plastron doré. De son côté, Charlotte Gainsbourg, avec son style rock, opte pour une robe en cuir signée Saint Laurent. Enfin, Loli Bahia, jeune mannequin lyonnaise, était elle aussi présente avec un pantalon et une veste noir, restant élégante.
Des véritables oeuvres d'art
Beaucoup ont incarné le thème à la perfection, se transformant en tableaux ou sculptures vivantes. Anok Yai, en Balenciaga, a retenu l’attention par son maquillage bronze et ses larmes rappelant Notre-Dame des Larmes. Sabrina Carpenter a rendu hommage au cinéma en portant des pellicules du film Sabrina (1954), une création de la maison Dior.
Rihanna, fidèle à son habitude de défiler tard, s’est portée vers Maison Margiela pour une silhouette architecturale dotée des pièces de joaillerie oxydées. Yu-Chi Lyra Kuo a, quant à elle, porté un custom Jean Paul Gaultier inspiré par les ailes de la célèbre sculpture La Victoire de Samothrace. Mais celle qui avait enflammé le tapis rouge dès son ouverture, c’est Emma Chamberlain. Elle a ouvert le bal avec une création sur mesure Mugler inspirée des chimères de maison, mêlant les univers de Van Gogh, de Munch, mais aussi des archives de la marque.
Ils étaient méconnaissables !
Certaines stars ont tellement surpris Internet qu’il était même parfois difficile de les reconnaître. Comme Heidi Klum, reine d’Halloween, a une fois de plus prouvé son titre. Grâce au maquilleur Mike Marino, elle s’est transformée en statue inspirée du Christ voilé et La Vestale voilée.
Mais qui était cette personne au masque argenté ? Katy Perry a fait son retour après 4 ans, le visage entièrement camouflé. Un masque aux allures mi-astronaute, mi-escrime. Enfin, Bad Bunny est apparu plus grisonnant. Si le temps et l’âge semblent avoir marqué son visage, ce sont les prothèses, le maquillage et les cheveux blancs qui lui ont donné plusieurs années.