Les scream clubs : la nouvelle thérapie qui fait hurler TikTok !

Ézéchiel Ménétrier
Ézéchiel Ménétrier

Le journaliste préféré de ton journaliste préféré. Curieux, sportif et fashion (oui, j’assume). Ma plume, c’est comme ton ex toxique : tu dis que tu ne reviendras pas… et pourtant, tu cliques encore. Sauf qu’avec moi, tu repars avec plus de culture G (et sans les dramas).

Les scream clubs sont de plus en plus populaires sur TikTok. Ces rassemblements de personnes qui se retrouvent pour crier ne sont pas juste une mode, mais font l’objet d’une vraie thérapie. Malgré tout, les professionnels sont clairs.

Certains pourraient voir ça comme quelque chose d’absurde, d’autres en louent les bienfaits. Cela fait maintenant plusieurs semaines que les réseaux sociaux sont inondés de ce nouveau phénomène : les scream clubs (pour les non-bilingues : clubs de cris). De plus en plus de jeunes se réunissent dans des lieux publics pour crier simultanément, dans le seul but de se soulager. Une petite mise en situation : vous avez eu une grosse semaine, il ne vous est arrivé que des galères, votre patron vous insupporte, vous êtes fatigué ou encore votre partenaire vous sort par les trous de nez. Et évidemment, vous n’avez pas eu l’occasion d’extérioriser votre frustration. Ces événements tombent donc à pic.

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Le cri : un véritable échappatoire

Vous avez l’occasion d’évoquer vos problèmes ou non, libre à vous. Après un compte à rebours, la règle est simple : hurler. Plusieurs raisons motivent les membres de ces squads à crier. Dans un premier temps, cet aspect d’appartenance : "Depuis le Covid, les jeunes n'ont plus d'endroits où ils peuvent être ensemble, sans but précis", lance une adepte britannique sur TF1. Dans un second temps, il y a une volonté de prendre soin de sa santé mentale. "Le cri est un réflexe archaïque, un déchargeur d’émotions brutes. Il mobilise le système nerveux parasympathique et permet, littéralement, de libérer la tension accumulée", développe Anissa Ali, thérapeute et auteure de Dating, la grande illusion.

Une société qui ne facilite pas les choses

Venant des États-Unis, ce concept créé par un couple (Mani et Elena) a su s’exporter. De Sydney à Ottawa, en passant par Toronto, Chicago ou encore Londres, ces collectifs visent une seule et même chose : s’exprimer dans une société agitée. On le remarque sur les vidéos : il y a littéralement une volonté de sortir de l’isolement.

Bon, on ne va pas se le cacher : ça défoule. Malgré tout, si cette méthode peut être bénéfique, elle n’est pas infaillible et ne remplace surtout pas une véritable thérapie. Avant de vouloir intégrer ces groupes, questionnez-vous sur l’origine de votre mal-être. Le cri ne soigne pas tout. Selon les spécialistes, il est possible de se tourner vers des "défouloirs plus tranquilles", comme le sport, le chant, l’écriture, le dessin ou encore la méditation. Ce qui vous permettra d’économiser vos cordes vocales.

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