Découvrez l'incel horror : la nouvelle tendance qui secoue le cinéma d'horreur

Obsession, Companion, Don’t Worry Darling et même la série You ont tous quelque chose en commun : une masculinité problématique et misogyne. 

Quand on évoque le cinéma d’horreur, les images qui viennent instinctivement sont souvent liées au surnaturel, aux esprits, aux tueurs en série, aux monstres ou aux jumps scare. Pourtant, un changement s’opère ces dernières années au sein de l’horreur. Plus besoin de l’extraordinaire pour avoir peur, la réalité suffit et les incels s’en chargent très bien.

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L'incel horror : une peur venue du réel

Ce terme "incel horror" a émergé récemment sur les réseaux sociaux pour définir le nouveau tournant des films d’horreur. Ce nouveau type d'horreur s’inspire directement du mouvement incel (contraction d’“involuntary celibate” ou célibataire involontaire en français). Ces termes sont souvent utilisés pour désigner les hommes estimant être incapables de trouver une partenaire, les poussant à développer une rancœur envers les femmes. Dans ces films, l’horreur naît du fait que le rejet n’est pas envisageable pour les personnages masculins, les conduisant à agir contre l’avis et le choix des femmes. Cette horreur psychologique fait froid dans le dos car elle semble crédible, réelle et met en lumière les dérives d’une masculinité toxique et frustrée.

La représentation d'une peur : le film Obsession

Le film Obsession, actuellement au cinéma, relance ce débat autour de ce mouvement (attention, potentiel spoiler en vue). L’intrigue suit Bear, un personnage timide qui fait le vœu que sa crush de toujours, Nikki, l’aime par-dessus tout. Pourtant, Nikki lui avait offert l’opportunité de lui confier ses sentiments, mais il a préféré nier et recourir à son souhait magique. Résultat : tout bascule dans une obsession gore et terrible où le personnage de Nikki n’a jamais son mot à dire, réduite à un objet. Sur les réseaux sociaux depuis la sortie du film, le débat est lancé : certains qualifient Nikki de méchante de l’histoire, mais de nombreux internautes pointent du doigt Bear, “le gentil garçon”, celui qui a tout fait pour l’avoir, même sans son consentement.

Une nouvelle tendance dans le cinéma

Obsession n’est pas un cas isolé. Il s’inscrit dans une tendance qui avait déjà émergé avec des films comme Gone Girl en 2014, ou Passengers en 2016. Plus récemment, elle est amplifiée avec Le Menu, Blink Twice ou Companion. Toutes ces œuvres ont un point commun : elles déconstruisent les relations modernes et relèvent un côté bien plus sombre et dangereux. L’horreur utilise ainsi les codes réels des mouvements masculinistes ou incels pour servir la peur telle qu’elle peut être vécue dans la vraie vie. Et c’est précisément pour ça que ces films fonctionnent : les scénarios s’inspirent des angoisses contemporaines.

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