Sienna Rose, The Velvet Sundown, deux artistes, deux genres différents mais une chose les rassemble : ils sont tous deux créés par IA. Leurs morceaux pouvaient être retrouvés dans des playlists créées par Spotify. Le problème ? Rien n’était indiqué pour les auditeurs. C’est désormais fini. Ce 30 avril, l’application a lancé son badge d’authentification pour différencier les artistes des projets complètement générés par IA.
Une nouvelle fonctionnalité pour la plateforme
Cette petite coche accompagnée de “Verified by Spotify” depuis le 30 avril indique si l’artiste est bien réel. Ce nouveau badge vert remplace l’ancienne coche bleue qui avait été retirée en janvier. Il ne suffit donc plus aux artistes de revendiquer leurs profils mais ceux-ci doivent fournir des preuves : des réseaux sociaux actifs, une activité d’écoute constante (sans pics d’auditeurs suspects), des concerts, du merch… De quoi vérifier leurs activités et d’attester la présence d’un humain derrière la musique.
La place de l'IA sur les applications de streaming
L’émergence d’outils comme Suno, capable de générer des morceaux entiers rapidement, démontre que tout le monde est capable de produire et de publier. 44%, c’est le pourcentage de musiques générées sur la plateforme Deezer, déclaré en avril 2026. Spotify avait déjà signalé avoir retiré 75 millions de titres entièrement générés en septembre durant les mois qui avaient précédé. Mais l'application réitère ses intentions comme ils l’ont spécifié dans un communiqué, “Nous soutenons la liberté des artistes d’utiliser l’IA de manière créative, tout en luttant activement contre son utilisation abusive par les plateformes de contenu et les acteurs malveillants”.
La nuance des crédits IA
L’IA est toujours accueillie par la plateforme mais elle reste encadrée. Depuis le 16 avril 2026, des crédits sont introduits pour mentionner l’utilisation de l’IA comme outil d’assistance dans la production musicale que ce soient pour les paroles, le chant, les instruments ou la production. Seulement ils restent optionnels, et même si les crédits montrent l’absence de l’utilisation d’IA, cela ne signifie pas qu’elle n’a pas tout de même été utilisée. La plateforme se positionne ainsi face à l’afflux de musiques générées, et crée une séparation entre artistes réels, projets IA et l’utilisation partielle de ces outils. Mais cette distinction soulève de nouvelles questions, notamment le risque de pénaliser involontairement certains créateurs.