Cette année, le festival nous rappelle que la poésie est un "propulseur de vie", un rempart nécessaire contre les silences imposés, les amnésies collectives et les censures. Pour une liberté. Afin d’incarner ce message, l’affiche officielle est signée par le reporter-photographe Áris Messinis, qui signe un partenariat avec l’AFP. C’est une image forte, qui prouve que le vers poétique colle à l’actualité. Sous le parrainage de l’icône Isabelle Adjani, cette édition 2026 nous invite à "dérouler le fil de la liberté". Pour nous, c’est l’occasion de voir que la langue peut être une véritable arme de résistance. Mettre en avant ces voix, c'est aussi prouver que l'écriture est un lieu d’expression indispensable.
Un printemps des poètes sous le signe de l’engagement
Le festival commence fort avec un focus sur les voix qui participent à la lutte. Dès le 8 mars, au Théâtre de l’Atelier, Isabelle Adjani, Lubna Azabal et Rosa Bursztein ouvrent le bal avec un prologue. Ce rendez-vous mêle courage et liberté, avec un hommage appuyé aux luttes en Iran. Quelques jours plus tard, le 25 mars, c'est à la Bibliothèque historique de la Ville de Paris que le ton devient plus politique. Trois jeunes femmes venues d’Afghanistan, d’Iran et de Palestine viendront témoigner de leur exil. Ce sont ces moments-là qui font du Printemps des poètes un événement bien plus profond qu’un simple festival littéraire.
Voici les rendez-vous incontournables pour célébrer la poésie
Le prologue avec Isabelle Adjani
La marraine du festival lance les festivités avec une lecture puissante sur le courage et la liberté, notamment en hommage aux luttes en Iran. Elle sera accompagnée des comédiennes Lubna Azabal et Rosa Bursztein, ainsi que de la poétesse Fatou Diome.
8 mars, 19h, Au Théâtre de l’Atelier
L’ouverture parisienne
Des auteurs du monde entier, venus de Turquie, du Luxembourg ou de Belgique, viennent déclamer leurs textes dans une salle majestueuse, accompagnés d’une guitare électrique. Une immersion gratuite dans un lieu chargé d’histoire.
9 mars, 19h, à la Conciergerie
Le cabaret rap troubadours
Un événement original pour casser les clichés. Le linguiste Julien Barret démontre que les rappeurs d’aujourd’hui sont les héritiers directs des troubadours du Moyen Âge. Au programme : de la théorie, mais surtout beaucoup d'improvisation avec les rappeurs Djiz et Nico K.
21 mars, 17h, Médiathèque des Sept Mares, Élancourt
Journée internationale de la poésie
La Fabrique de la Flèche propose une soirée multidisciplinaire avec des projections mais aussi des performances. Figure aussi au programme une lecture par une "figure incontournable de la scène artistique" dont l'identité est gardée secrète. Reste plus qu’à profiter de la surprise !
21 mars, 18h, Fabrique de la Flèche, 6, allée des Six-Chapelles, Saint-Denis
Le cri de la liberté
Trois poétesses venues d’Afghanistan, d’Iran et de Palestine raconteront leur résistance face à l’oppression et à l’exil. Une rencontre animée par l'écrivaine Leili Anvar pour donner une voix à celles que le monde veut faire taire.
25 mars, 19h, Bibliothèque historique de la Ville de Paris, 24, rue Pavée
Fusion
D’un côté, Lémofil, jeune poète slameur et chanteur à fleur de peau. De l’autre, Atiq Rahimi, écrivain franco-afghan, lauréat du prix Goncourt 2008, qui a publié en 2023 Mehstî, chair des mots. Cette soirée en forme de dialogue confrontera deux formes artistiques différentes : concert pour le premier et lectures pour le second.
28 mars, 20h, Maison de la poésie - Scène littéraire, passage Molière, 157, rue Saint-Martin
La clôture immersive
Pour clôturer cette édition, le Panthéon accueille des poètes d’Ukraine, d’Inde ou d’Argentine. Le public pourra profiter d’une écoute en binaural, le 3D des sons, pour une expérience sensorielle totale.
31 mars, 19h, Panthéon, place du Panthéon