L’intelligence artificielle ne cesse d’évoluer. Le concept, créé dans les années 50, gagne en popularité avec les progrès techniques réalisés depuis les années 2010 et notamment le Covid-19. Il y a quelques jours, un accord inédit a été conclu entre Disney et OpenAI pour l’utilisation de personnages des studios sur la plateforme de vidéos générées par intelligence artificielle Sora.
OpenAI x Disney : un deal gagnant-gagnant
Le jeudi 11 décembre 2025, un communiqué commun entre OpenAI et Disney est dévoilé au grand public. Son contenu est clair : Disney autorise l’utilisation de ses personnages sur Sora, le modèle de génération de vidéos d’OpenAI. Un accord historique dont les directeurs de chaque entreprise vantent les mérites. Sam Altman, PDG d’OpenAI, parle d’une promotion de l’innovation qu’engendre leur travaille commun. Côté Disney, Bob Iger met en avant l’extension de "la portée de (leurs) récits grâce à l’IA générative, tout en respectant et en protégeant les créateurs et leurs œuvres. En somme, ce deal inédit se veut bénéfique pour les deux sociétés.
Les controverses autour de l’accord
Si les deux sociétés se disent fières d’avoir réalisées cette collaboration commune, le son de cloche n’est pas vraiment le même pour le grand public. Même si certains se réjouissent de pouvoir utiliser entre autres Mickey, Aladdin, Cendrillon, Iron Man ou encore Dark Vador, d’autres critiquent cette décision qui délaisse le monde de l’animation. Les droits d’auteur seraient contournés par la création de toutes sortes de vidéos mettant en scène les personnages Disney qui seraient décalés des univers respectifs, tout en promouvant le recours à l’intelligence artificielle qui suscite un vif débat pour l’avenir (et le présent) des métiers d’artistes, ici en l’occurrence les animateurs.
Par ailleurs, Disney mène en parallèle des actions juridiques contre des sociétés d’intelligence artificielle. Google, par son service Gemini, Character.ai, Midjourney, Hailuo, MiniMax ; toutes ces sociétés font l’objet d’une attaque en justice ou d’une lettre de cessation et d’abstention menées par Disney. En clair, la compagnie américaine s’adjuge, avec Sora, un canal exclusif où il est possible d’utiliser les personnages dans le but de générer artificiellement des vidéos. En contrepartie, Disney devient actionnaire de la société OpenAI et un "client majeur" pour la modique somme d’1 milliard de dollars.
Des réactions diverses sur les réseaux
Comme dit précédemment, le grand public se divise sur la question de cet accord, et les réseaux sociaux en deviennent le théâtre. Entre réjouissance et dégoûts, toutes les émotions y passent. Mais globalement, c’est un sentiment de dépit qui prédomine. Les fans ont peur de ce que les utilisateurs de Sora pourraient faire avec les personnages de l’univers enfantin de Disney. De nombreuses vidéos circulent déjà, parfois tournées au ridicule et parfois au premier degré.
Un sentiment d’impuissance qui s’accompagne de contraintes concernant l’utilisation des personnages de Disney. En effet, seulement 200 d’entre eux sont concernés par cet accord, les autres étant toujours interdit à la réutilisation culturelle et artistique. De plus, l’accord conclu n’est censé durer que 3 ans. Difficile de dire ce qu’il adviendra à la fin de cette date limite, entre prolongement ou cessation définitive du contrat, ou bien alors un nouveau partenariat sous une autre forme verra le jour. Une décision finale qui sera très attendue le moment venu.