Le chien est-il vraiment le meilleur ami de l’homme ? Fidèle, joueur, serviable et même sauveur… une âme complémentaire à celle de l’homme, ces deux êtres vivants sont connus pour être le duo inarrêtable ! Pour autant, au lieu de partir vers une amitié simple que tout le monde connaît, David Ayer est parti sur tout autre chose.
Une intrigue originale
Cela aurait pu être un homme, un chien et une balade, mais non. Dans ce nouveau film avec à l’affiche Brad Pitt, nous retrouvons deux anciens combattants de guerre. Et oui, les chiens combattants, ça existe : eux aussi connaissent la guerre, la mort, l’horreur et peuvent en ressortir avec des traumatismes. Au cœur du film, on retrouve justement la nature, l’eau, la forêt et la chasse comme havre de paix pour les deux anciens guerriers partis à l’aventure. James est à la retraite et part en cavale avec Odin, mais tout change lorsqu’ils subissent un crash d’avion, alors que James est victime d’une attaque cardiaque. Le duo se retrouve au beau milieu de la forêt d’Alaska, sans aucun signe de vie. À l’inverse, les deux sont issus de cette nature, mais semblent pourtant y être des intrus. Et le réalisateur n’a pas choisi une forêt ordinaire, comme on pourrait en voir dans les contes de fées. Ici, la nature est montrée dans sa réalité : sauvage, imprévisible, parfois hostile. Elle est belle, esthétique, mais elle impose aussi ses propres règles. Dans une telle situation, survivre ne suffit pas : il faut savoir trouver de l’eau, se nourrir, chasser et surtout affronter les dangers qui entourent le duo. Mais plus le film avance, plus les poils s’herisse.
Seul contre tous
Un choix artistique ? Une volonté de provoquer la catharsis ? C’est exactement ce que provoque le film au cours de son visionnage… À 80 kilomètres de la vie, c’est pourtant le parcours que doivent réussir à faire James et Odin après leur crash. Mais qu’est-ce qui peut bien arriver au duo dans cette forêt ? Des étapes qui font frissonner, comme un véritable karma qui s’abat sur eux… D’abord, le crash d’avion, mais ensuite, très vite, ils font face à des embuscades mortelles : un ours, des loups… Le duo, composé de l’un à quatre pattes et de l’autre à deux jambes, devient une proie parfaite pour les lois de la nature. Mais encore, il n’y a pas que les êtres vivants qui bloquent leur passage : la nature ne dit pas son dernier mot. Comme une façon, dans le film, de cacher un message, nous retrouvons la colère de la nature énervée contre l’humain et ses pollutions. Des défis qui n’en finissent pas, James et Odin ne sont jamais tranquille : escalader un arbre au-dessus d’une chute d’eau, traverser un champ inondé…anticiper les petites bestioles qui mangent les nourritures ou même les grandes tempêtes avec comme abris une petite tente de camping…Des épreuves qui ne semblent pas vouloir les laisser tranquilles, mais qui, au cours de leur aventure, montrent l’amour qui règne entre le canin et son maître, qui veulent tous les deux retrouver un présent en paix…mais attention : vont-ils survivent et arriver jusqu’à la route ?