Face aux dérives de l’intelligence artificielle, Taylor Swift a décidé de protéger ce qui fait son identité : sa voix. La chanteuse américaine a déposé plusieurs demandes auprès de l’office américain des brevets et des marques (USPTO) pour transformer certains éléments en marques officielles. Dans le lot : deux extraits audio où elle se présente (“Hey, it’s Taylor”) et une image iconique d’elle sur scène pendant le Eras Tour. Pourquoi faire ça ? Parce que l’IA peut aujourd’hui cloner une voix en quelques secondes. Et contrairement au droit d’auteur, le droit des marques permet de bloquer les copies “trop ressemblantes”.
Taylor Swift déjà confrontée à ces dérives
Taylor Swift a déjà été victime de l’IA. En septembre 2024, elle avait dénoncé la publication, sur le site officiel de campagne de Donald Trump, d’une fausse image la montrant en train d’appeler à voter pour le candidat républicain. "Cela a avivé mes craintes liées à l'IA et au danger de la désinformation", avait alors commenté Taylor Swift sur Instagram. Le problème ? Ce genre de contenu peut :
- manipuler l'opinion
- ruiner une réputation
- faire passer du faux pour du vrai
Aujourd’hui, n’importe qui peut générer une vidéo ou un audio crédible en quelques clics. Résultat : même les stars perdent le contrôle de leur propre image. Mais Taylor Swift n’en est pas à son premier combat. Elle s’est déjà battue pour récupérer les droits de ses 6 premiers albums, qu’elle a obtenus le 30 mai 2025, montrant qu’elle veut garder la main sur tout ce qu’elle crée.
Des artistes de plus en plus préoccupés par l'IA
La star de la pop n’est clairement pas la seule à s’inquiéter. L’acteur Matthew McConaughey a entrepris une démarche similaire en janvier 2026, en déposant sa voix et son image à l’UPSTO pour éviter qu’elles soient utilisées par des IA sans son accord. Même chose du côté de Scarlett Johansson, qui avait attaqué en 2023 l’application Lisa AI pour avoir créé sans son accord un avatar à son image pour une publicité. L’actrice a aussi été victime d’un deepfake la montrant dans une vidéo générée par IA aux côtés d’autres célébrités, portant un t-shirt avec une étoile de David et le nom de Kanye West, censée dénoncer ses propos antisémites. Une utilisation qu’elle a fermement condamnée malgré son message, car la vidéo a été réalisée sans son accord. En parallèle, certaines lois commencent à apparaître, comme l’ELVIS Act aux États-Unis, pour protéger les artistes contre le clonage vocal.