Bougies, encens et autres diffuseurs d’odeurs sont tant de petites touches cosy que l’on aime offrir ou ajouter à son intérieur. Que ce soit pour l’odeur, la lumière ou l’ambiance, les bougies sont partout, et particulièrement en cette période de fêtes de fin d’année. Néanmoins, nombre d’études viennent aujourd’hui mettre en avant le caractère nocif des ces produits, particulièrement pour notre santé. Dans un essai comparatif paru son en septembre dernier, le site 60 millions de consommateurs quantifie les émissions de différents polluants par plusieurs encens et bougies, ainsi que leurs risques sur la santé.
Bougies et pollution intérieure
Pour cette étude, le magazine a testé un panel de 20 produits différents. Parmi eux, encens à brûler, diffuseurs statiques, bougies parfumées, diffuseurs électriques et sprays désodorisants aux huiles essentielles. Le test a notamment pris en compte plusieurs polluants organiques volatils, ainsi que des gaz de combustions et des microparticules pour les encens et bougies. Selon eux, les encens seraient donc les plus néfastes pour la santé. Le magazine met donc en garde sur les parfumants d’intérieur à combustion, plus nocifs que les autres. Dans un autre test, le média Vakita fait appel à Jean-Baptiste Renard, directeur de recherches au CNRS d’Orléans pour quantifier la pollution d’une bougie parfumée. Ce dernier rappelle notamment que la plupart des bougies sont réalisées à base de paraffine, un dérivé du pétrole. Selon lui, allumer une de ces bougies est "digne de la pollution dans le métro.
Les bougies naturelles, une vraie solution ?
Outre celles faites à base de paraffine, on trouve aujourd’hui de nombreuses bougies en cire végétale ou en cire d’abeille. Aujourd’hui, on manque d’études quant au caractère toxique ou non de celles-ci. Certaines bougies dites "à base de cire végétale" (généralement de la cire de soja ou de palme) sont mélangés à de la paraffine, l’ingrédient étant bien moins onéreux. La fondation GoodPlanet alerte notamment sur le choix de mèche des bougies. Les bougies contenant une "mèche à noyau métallique libèrent des traces de métaux lourds dans l’air lorsqu’elles sont brûlées". De leur côté, les parfums et les couleurs des bougies sont en majeure partie "issus de composés synthétiques dérivés du pétrole". En achetant une bougie dite "naturelle" il faut donc faire bien attention à tous ces points.
Que faire ?
Que l’on choisisse des bougies « classiques » ou à base de cire végétale, les chercheurs conseillent de toujours aérer son intérieur juste après utilisation. On conseille également de ne pas s’y exposer trop longtemps, ou de manière répétitive. Si vous tenez absolument à allumer une bougie, privilégiez plutôt des cires 100% naturelles ou d’abeille, en faisant bien attention à la mèche et à ce qu’il n’y ait pas de colorant ou de parfum ajouté à la composition. Sinon, il est possible de diffuser des huiles essentielles à froid dans sa maison pour limiter l’exposition aux produits nocifs. Les pots-pourris sont eux aussi plus recommandés. On les obtient en faisant sécher des fleurs, copeaux de bois ou écorces de fruit, que l’on peut placer ensuite dans la maison.