À l'ère du scroll infini, certaines images glissent sans laisser de traces. Et quand il s'agit de Bella Hadid, on pensait que tout avait déjà été vu, liké, archivé. Trop de photos, de campagnes. Alors pourquoi un livre d'images aujourd'hui ? Peut-être justement pour ralentir. Sortir du flux. Avec Between Us, publié chez RIzzoli Books, le mannequin ne rajoute pas de contenu. Elle change la manière de regarder. Et à l'heure d'Instagram aujourd'hui, c'est presque un statement.
Between Us : le feed ultime ?
Des selfies, Bella Hadid en a posté des centaines. Mais ici, rien à voir avec Instagram. Between Us ressemble plutôt à un ancien téléphone oublié que l'on aurait déverrouillé sans filtre : photos flous, moments off, fragments de vie. Le tout ? Photographié par Yasmine Diba, meilleure amie d'enfance, donc sans regard extérieur ni mise en scène fashion. Résultat ? Une esthétique du "presque rien" qui contraste avec l'image millimétrée du mannequin. Au fond, le livre pose une question simple : qu'est-ce que l'on cherche à montrer quand on est déjà partout ? La réponse est simple. Tout ce qu'on ne voit pas. Le off, les moments ratés, le hors-champ que les réseaux laissent de côté. Et c'est exactement là que Between Us fonctionne.
Une image moins parfaite et plus réelle
Ce qui accroche ici, ce n'est pas la perfection. Between Us montre une Bella Hadid plus vulnérable : santé mentale, maladie, relations, moments de solitude loin des projecteurs. Mais rien de surjoué. Pas de récit trop parfait, pas de mise en scène. Juste des fragments, des images brutes, des instants pris sur le vif. Et c'est comme ça que le projet se démarque, dans un monde obsédé par les stories bien construite, Between Us préfère le flou. En confiant ses images à Yasmine Diba, qui la connait bien avant la célébrité, Bella change le point de vue. Elle n'est plus seulement regardée, elle choisit comment elle apparaît. Et aujourd'hui, dans une industrie où tout est controlé, le vrai luxe c'est ça, montrer ce qui ne l'est pas.