C'est une affaire qui a fait le tour de X (ex-Twitter) et d'Instagram en quelques heures seulement. Le mercredi 6 mai 2026, Ivana Boom Nikolić, chanteuse serbe connue pour avoir représenté son pays à l'Eurovision 2021, dévoile les visuels de son tout nouvel album. Direction artistique : les années 2000. Elle cite elle-même ses inspirations dans ses stories : In the Zone de Britney Spears, Fallen d'Evanescence, The Fame de Lady Gaga. Sauf que les fans d'Aya Nakamura, eux, ont tout de suite remarqué autre chose : les images ressemblent trait pour trait à celles de Destinée, le cinquième album d'Aya, sorti en novembre 2025.
Quand l’inspiration vire au copier-coller
Même concept de pochette, même palette de couleurs bleutées, mêmes poses, même dos de couverture. Pour la communauté de la chanteuse franco-malienne, le compte est vite fait : c'est du plagiat, pur et simple. Les messages s'enchaînent : "Elle a tout recopié", "Je suis choquée d'à quel point c'est GROS", “Elle se fout de qui ???”. Résultat ? Sous la pression, Ivana Boom Nikolić finit par supprimer toutes ses publications Instagram. Pochette, stories d'inspiration, tout y passe. Aya Nakamura, elle, n'a pas encore réagi publiquement. La polémique prend aussi une dimension plus profonde. Beaucoup d'internautes soulèvent le fait que les artistes noires sont régulièrement copiées sans être créditées, contrairement aux artistes blanches, dont les influences sont souvent citées nommément. Une fan résume sur X : "Quand c'est des Blancs, les artistes vont toujours les nommer dans leur inspiration. Mais quand c'est des Noires, les gens vont 's'inspirer' ou aller jusqu'au plagiat sans jamais les créditer." Un débat qui dépasse largement le cas d'Aya Nakamura, et qui revient de façon cyclique dans l'industrie musicale.
Ce n'est pas la première fois qu'Aya est au cœur d'une affaire de plagiat
C'est un phénomène qui n'est pas nouveau pour Aya Nakamura. En avril 2019, à la sortie du clip de Pookie, le styliste Kyo Jino accuse Aya d'avoir utilisé son moodboard, une planche de looks qu'il avait créée spécialement pour elle, sans le créditer ni le prévenir. Il porte l'affaire devant le tribunal de Nanterre, réclamant 50 000 euros pour "parasitisme". Aya, elle, répond sur Twitter avec une formule restée culte : "Les idées appartiennent à ceux qui les réalisent. #aurevoirMerci."
Ces deux affaires, à sept ans d'intervalle, disent quelque chose d'essentiel sur le statut d'Aya Nakamura aujourd'hui. Elle est devenue une référence esthétique et musicale à l'échelle mondiale, à tel point que certains n'hésitent plus à s'approprier son univers sans vergogne. La chanteuse, qui s'apprête à donner trois concerts sold-out au Stade de France les 29, 30 et 31 mai 2026, est probablement l'une des artistes françaises les plus influentes de sa génération, tous genres confondus.