C’est une annonce qui a fait l’effet d’un bouclier lancé en pleine timeline Marvel : six ans après avoir fait ses adieux au MCU, Chris Evans serait sur le point de reprendre son rôle mythique de Captain America dans “Avengers : Doomsday”, le cinquième opus de la saga Avengers. Une nouvelle qui divise autant qu’elle fascine, entre excitation nostalgique et grosses interrogations sur l’avenir de l’univers Marvel.
Le retour inattendu de la Sentinelle de la Liberté
En 2019, “Avengers : Endgame” marquait la fin d’une ère. Steve Rogers, fatigué mais apaisé, choisissait de rester dans le passé pour vivre son histoire d’amour avec Peggy Carter, laissant son bouclier et son héritage à Sam Wilson. Une conclusion forte, émouvante, et surtout définitive du moins le croyait-on. Selon Variety et The Wrap, Chris Evans reprendra le costume de Capitain America dans “Avengers : Doomsday”, attendu au cinéma en décembre 2026. On ignore encore l’ampleur de son rôle : caméo furtif ou véritable pivot du récit ? Une chose est sûre, son retour ne pourra pas être anodin, tant le personnage est symbolique pour les fans.
Marvel face à son propre héritage
Depuis le succès colossal “d’Endgame” (2,8 milliards de dollars au box-office), le MCU peine à retrouver sa superbe. Les phases 4 et 5, malgré quelques réussites comme “Doctor Strange in the Multiverse of Madness”, ont souvent été critiquées pour leur manque de cohérence et des performances inégales. Résultat : Marvel semble désormais regarder dans le rétroviseur pour raviver la flamme. La phase 6 s’annonce ainsi comme celle du grand retour des valeurs sûres. Les frères Russo, artisans “d’Infinity War et Endgame”, reprennent les commandes. Robert Downey Jr., autre figure emblématique, revient lui aussi mais sous les traits du Docteur Fatalis (Victor von Doom), futur grand antagoniste du MCU. Et avec Chris Evans de retour, Marvel assume clairement une stratégie basée sur la nostalgie.
Le multivers comme joker narratif
Comment expliquer le retour de Steve Rogers sans annuler la puissance émotionnelle de son départ ? La réponse tient en un mot devenu central dans le MCU : le multivers. Déjà exploité à outrance ces dernières années, il permet toutes les audaces, des caméos inattendus aux versions alternatives de personnages cultes. Dans “Avengers : Doomsday”, Captain America pourrait ainsi apparaître sous une forme différente : un Steve Rogers issu d’une réalité alternative, inspiré des comics “Ultimates” ou “Earth X”, par exemple. Une solution pratique, mais risquée, tant elle peut donner l’impression que rien n’est jamais vraiment définitif dans cet univers.
Un retour qui pose question
Si revoir Chris Evans en Captain America promet un shoot de dopamine pour les fans de la première heure, ce choix n’est pas sans conséquences. Le principal risque ? Éclipser les nouveaux héros. Anthony Mackie, désormais Captain America à part entière, pourrait voir sa légitimité affaiblie par la présence d’un autre Steve Rogers à l’écran, mettant en péril l’idée même de transmission. Plus largement, ce retour pose une question cruciale : Marvel peut-il encore se réinventer sans ressusciter constamment ses icônes ? À force de jouer la carte de l’“opération Lazare”, le studio risque de transformer ses conclusions dramatiques en simples pauses temporaires. “Avengers : Doomsday” est attendu en salles en 2026, avec trois teasers annoncés dans les prochains jours.